► LISA EKDAHL A TOULOUSE

14 mars 2001

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> Lisa sings Salvadore Poe (2000)

 

 

Retour à Lisa Ekdahl 

Ce 14 mars 2001, la salle Nougaro accueillait Lisa Ekdahl pour son premier concert à Toulouse.

Salle comble, public acquis à la chanteuse suédoise.

Mais ce n’est pas assez dire que celle-ci a répondu aux attentes de ses admirateurs. Ce fut en effet un moment de pur bonheur.

A Copenhague

> Ce 14 mars, elle porte un boléro de fourrure sur une robe couleur de bruyère, brodée de fils dorés, et des bottes de daim à talons mi-hauts. Il ne lui manque que l'espèce de bonnet lapon qu’elle montrait à Copenhague le mois dernier !

 

 

Un moment de pur bonheur

          D’abord la musique. Les cinq musiciens qui l’accompagnent (piano, saxophone et flûte traversière, contrebasse, batterie et guitare) ont du talent et plaisent tout de suite. On accordera une mention spéciale à Matthias Alexandre au piano et surtout à Salvadore Poe, à la guitare. Ce dernier apparaît effectivement un guitariste de grande classe, qui sait tirer profit en professionnel et avec beaucoup d'intuition de toute la richesse vocale de Lisa. On pense à ce duo très simple, intimiste, qu’ils offrent à deux, assis au bord de la scène .      

            Ensuite la voix, tout en nuances. Tantôt limpide, tantôt généreuse, toujours juvénile, avec des accents parfois admirables. Et quand elle rivalise avec le saxophone, c’est un autre moment de pur bonheur !

           Enfin, Lisa elle-même, présente et distante à la fois, toute de retenue et chaleureuse cependant.

           Elle sourit, elle est naturelle, elle accompagne les paroles d’un geste très simple de la main gauche, qu’elle élève à la hauteur de son visage.  Elle chante les yeux clos ou mi-clos, et puis grands-ouverts tout à coup pour souligner une phrase, traduire une émotion. Elle est jeune, et chacun de ses mouvements traduit cette juvénilité que l’on aime tant dans sa voix. Elle est sans affectation aussi - elle garde à la main une bouteille d’eau minérale, elle glisse un mot, un sourire à Salvadore Poe, elle s’accroupit sur la scène le temps de laisser les musiciens à leurs improvisations - et pourtant c’est une remarquable artiste

          Car ce qui séduit chez Lisa, c'est son art autant que sa voix et autant que son charme.

          Sur mon billet d’entrée elle a dessiné un soleil. C’est bien cela, Lisa. Ce qu’elle est vraiment : un soleil de minuit, hyperboréen, avec la grâce et la voix des anges.