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« Un jour, Dieu commanda à un homme de l’Oberland de
descendre à ma rencontre. Et quand il fut venu, Dieu
me demanda de m’ouvrir de toutes ces choses avec
lui. Cet homme était un parfait étranger pour les
gens d’ici, mais il devint mon ami caché. Je devins
aussi intime avec lui qu’avec Dieu, et lui confiai
tous les secrets de mes quatre années de naissance
spirituelle. »
Rulman Merswin
*
Les Cahiers de l'Ile Verte
Jean
Moncelon, Rulman Merswin et l'Ami de Dieu de
l'Oberland -
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L'Ile
Verte, Un entretien - Télécharger au format PDF

Auguste Jundt, "L'Ami de Dieu de l'Oberland"
-
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"La conversion
de Tauler"
-
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Rudolf Steiner, "Jean Tauler et l'Ami de Dieu de
l'Oberland"
Jean
Tauler, Deux sermons aux Amis de Dieu -
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Goethe, Les Mystères
-
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Anne-Catherine Emmerick, "L'Ile Verte [La Montagne
des prophètes]" - Télécharger
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Charles Schmidt, A propos du Livre des neuf
rochers - Télécharger
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Auguste
Jundt, Les Œuvres de Rulman Merswin -
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[Nouveau]
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Rulman Merswin,
Le Livre des neuf
rochers
[Nouveau]
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Bibliographie
La Bibliothèque
Nationale et Universitaire de Strasbourg conserve
quelques-uns des manuscrits originaux de Rulman
Merswin, en particulier le Mémorial de la
commanderie Saint-Jean de l’Ile verte de
Strasbourg : Traités mystiques, qui sont
consultables en ligne sur le site de la B.N.U.S.
L’œuvre de Rulman
Merswin demeure inédite en français. De larges
extraits ont été traduits et commentés par Auguste
Jundt dans ses Amis de Dieu au XIVe siècle
(Paris, 1872) ainsi que dans un important article,
paru dans les Annales de l’Est en 1890 :
« Rulman Merswin et l’Ami de Dieu de l’Oberland, un
problème de physiologie religieuse ».
Malheureusement, Auguste Jundt s’y écarte des
hypothèses qu’il avait adoptées trente ans plus tôt
au sujet de l’Ami de Dieu de l’Oberland, tout en
répondant aux critiques du Père Denifle dont les
articles publiés sur le même thème, dans les années
1870, lui paraissent outrés. On notera aussi un long
commentaire du Livre des neuf rochers par
Charles Schmidt - mais qu’il attribue à Henri Suso
au lieu de Rulman Merswin – dans son Essai sur
les mystiques du quatorzième siècle, Paris,
1836. Il reste que son appréciation du Livre des
neuf rochers garde toute sa pertinence : « Ce
livre, bien que monotone par endroits, est
singulièrement remarquable, et rappelle en plusieurs
endroits, par l’ardente imagination qui y règne, les
immortels poèmes de Dante ».
Bernard Gorceix a réalisé pour sa part une
remarquable synthèse dans son ouvrage Amis de
Dieu en Allemagne au siècle de Maître Eckhart,
Albin-Michel, 1984. Bien qu’il s’interroge sur le
crédit qu’il faille accorder à l’existence de l’Ami
de Dieu de l’Oberland, et retienne finalement
qu’« il est vraisemblable que l’Ami de Dieu est un
personnage fictif », il n’en rend pas moins justice
à Rulman Merswin des attaques dont il a été victime
et lui confère sa véritable dimension : « Le dossier
Rulman Merswin, écrira-t-il en conclusion,
livre un des modèles spirituels les plus cohérents
et les plus permanents de l’histoire de la
spiritualité chrétienne et universelle. Ce modèle ne
concerne pas seulement l’organisation du cheminement
intime. Il inclut également une réponse
associative : il ne dit pas seulement ce que nous
devons croire, mais ce que, dans un siècle
difficile, nous devons entreprendre ».
Henry Corbin cite
abondamment dans les pages qu’il a consacrées à
Rulman Merswin, au tome IV d’En Islam iranien,
Gallimard, 1978, un « excellent petit livre » de
Wilhelm Rath, Der Gottesfreund von Oberland,
paru en 1930 (rééditions Stuttgart, 1955 et 1985)
[édition anglaise : The Friend of God From The
Hight Land, Hawthorn Press, 1991] : « On
reconnaît à l’auteur, qui est anthroposophe, le
mérite d’avoir perçu et sauvegardé la nature propre
du fait spirituel, sans recourir aux hypothèses de
la supercherie littéraire ou de la psychiatrie ».
Même s’il y est question principalement de l’Ami de
Dieu de l’Oberland, cet ouvrage demeure la meilleure
introduction à Rulman Merswin, moins à son œuvre
sans doute qu’à la relation singulière qu’il a
entretenue avec son Guide spirituel. Quant à l’Ami
de Dieu de l’Oberland lui-même, il en dessine un
remarquable portrait spirituel, « à la frontière
entre ce qui est public et caché, entre l’exotérique
et l’ésotérique », selon l’expression de Marc
Desaudes.
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