RULMAN MERSWIN

 

 

1307 – 2007

 

SEPT CENTIEME ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE RULMAN

 MERSWIN

 

 

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L'Ile Verte :

Heidelberg, 20-23 juillet 2007 : "Approches de l'Esprit - le monde imaginal / Zugänge zur Geist - Die imaginative Welt".

Présentation du projet

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Retour au Sommaire - Henry Corbin
 

 

 

« Un jour, Dieu commanda à un homme de l’Oberland de descendre à ma rencontre. Et quand il fut venu, Dieu me demanda de m’ouvrir de toutes ces choses avec lui. Cet homme était un parfait étranger pour les gens d’ici, mais il devint mon ami caché. Je devins aussi intime avec lui qu’avec Dieu, et lui confiai tous les secrets de mes quatre années de naissance spirituelle. »

 

Rulman Merswin

 

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Les Cahiers de l'Ile Verte

Jean Moncelon, Rulman Merswin et l'Ami de Dieu de l'Oberland  - Télécharger au format PDF

L'Ile Verte, Un entretien - Télécharger au format PDF

Auguste Jundt, "L'Ami de Dieu de l'Oberland" - Télécharger au format PDF

"La conversion de Tauler" - Télécharger au format PDF

             → Rudolf Steiner, "Jean Tauler et l'Ami de Dieu de l'Oberland"

Jean Tauler, Deux sermons aux Amis de Dieu - Télécharger au format PDF

Goethe, Les Mystères - Télécharger au format PDF

Anne-Catherine Emmerick, "L'Ile Verte [La Montagne des prophètes]" - Télécharger au format PDF

Charles Schmidt, A propos du Livre des neuf rochers - Télécharger au format PDF

Auguste Jundt, Les Œuvres de Rulman Merswin - Télécharger au format PDF [Nouveau]

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Rulman Merswin, Le Livre des neuf rochers [Nouveau]

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Bibliographie

 

La Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg conserve quelques-uns des manuscrits originaux de Rulman Merswin, en particulier le Mémorial de la commanderie Saint-Jean de l’Ile verte de Strasbourg : Traités mystiques, qui sont consultables en ligne sur le site de la B.N.U.S.

 

L’œuvre de Rulman Merswin demeure inédite en français. De larges extraits ont été traduits et commentés par Auguste Jundt dans ses Amis de Dieu au XIVe siècle (Paris, 1872) ainsi que dans un important article, paru dans les Annales de l’Est en 1890 : « Rulman Merswin et l’Ami de Dieu de l’Oberland, un problème de physiologie religieuse ». Malheureusement, Auguste Jundt s’y écarte des hypothèses qu’il avait adoptées trente ans plus tôt au sujet de l’Ami de Dieu de l’Oberland, tout en répondant aux critiques du Père Denifle dont les articles publiés sur le même thème, dans les années 1870, lui paraissent outrés. On notera aussi un long commentaire du Livre des neuf rochers par Charles Schmidt - mais qu’il attribue à Henri Suso au lieu de Rulman Merswin – dans son Essai sur les mystiques du quatorzième siècle, Paris, 1836. Il reste que son appréciation du Livre des neuf rochers garde toute sa pertinence : « Ce livre, bien que monotone par endroits, est singulièrement remarquable, et rappelle en plusieurs endroits, par l’ardente imagination qui y règne, les immortels poèmes de Dante ».

 

            Bernard Gorceix a réalisé pour sa part une remarquable synthèse dans son ouvrage Amis de Dieu en Allemagne au siècle de Maître Eckhart, Albin-Michel, 1984. Bien qu’il s’interroge sur le crédit qu’il faille accorder à l’existence de l’Ami de Dieu de l’Oberland, et retienne finalement qu’« il est vraisemblable que l’Ami de Dieu est un personnage fictif », il n’en rend pas moins justice à Rulman Merswin des attaques dont il a été victime et lui confère sa véritable dimension : « Le dossier Rulman Merswin, écrira-t-il en conclusion, livre un des modèles spirituels les plus cohérents et les plus permanents de l’histoire de la spiritualité chrétienne et universelle. Ce modèle ne concerne pas seulement l’organisation du cheminement intime. Il inclut également une réponse associative : il ne dit pas seulement ce que nous devons croire, mais ce que, dans un siècle difficile, nous devons entreprendre ».

 

Henry Corbin cite abondamment dans les pages qu’il a consacrées à Rulman Merswin, au tome IV d’En Islam iranien, Gallimard, 1978, un « excellent petit livre » de Wilhelm Rath, Der Gottesfreund von Oberland, paru en 1930 (rééditions Stuttgart, 1955 et 1985) [édition anglaise : The Friend of God From The Hight Land, Hawthorn Press, 1991] : « On reconnaît à l’auteur, qui est anthroposophe, le mérite d’avoir perçu et sauvegardé la nature propre du fait spirituel, sans recourir aux hypothèses de la supercherie littéraire ou de la psychiatrie ». Même s’il y est question principalement de l’Ami de Dieu de l’Oberland, cet ouvrage demeure la meilleure introduction à Rulman Merswin, moins à son œuvre sans doute qu’à la relation singulière qu’il a entretenue avec son Guide spirituel. Quant à l’Ami de Dieu de l’Oberland lui-même, il en dessine un remarquable portrait spirituel, « à la frontière entre ce qui est public et caché, entre l’exotérique et l’ésotérique », selon l’expression de Marc Desaudes.